Le journal de l'étape

Départ de l'étape 5 : la Marathon "l'Economiste"

Premier groupe de presse privé du Maroc, Eco Média est partenaire de l'édition 2011 du Rallye Aïcha des Gazelles du Maroc. Soucieux d'accompagner les concurrentes dans les moments les plus forts du Rallye, le nom du journal "l'Economiste" a été associé à la première étape marathon.
En effet, les valeurs humaines partagées par nos Gazelles durant ces étapes marathon correspondent aux valeurs pronées par le groupe : performance et solidarité entre les équipes.
 

 

Démontage du bivouac de Neijahk

Le bivouac, c'est un peu comme un village au milieu de nulle part : avec son restaurant, son quartier résidentiel en toile de tente, son cabinet médical, son bureau de poste, etc... Un village qu'il faut démonter à chaque fois que le bivouac change de lieu. Démontage des grandes tentes, chargement du matériel, les organisateurs côté logistique se mettent en action. Objectif : tout doit disparaître, puisque le lieu est à chaque fois restitué à l'état naturel.

Puis le matériel prendra la route pendant une dizaine d'heures pour rejoindre le site du prochain bivouac qui sera remonté dès demain pour accueillir les filles dans les meilleures conditions après leur première Marathon...


Force du désert

 

On ne s'élance pas sur une étape Marathon comme on se lancerait sur une étape classique. La Marathon, c'est une étape en continue sur 2 jours, qui permet d'amplifier ce sentiment de liberté, seul face à la nature. Une nature qui nous offre une fois de plus son plus beau spectacle : mélange de matériaux à l'état brut, qui se complètent les uns et les autres dans une harmonie apaisante. C'est aussi pour ça que l'on vient dans le désert, pour cette force mystérieuse, presque mystique.

Des dunes de l'Erg Chebbi, que l'on ne peut plus quitter des yeux, qui nous appelle à s'y reperdre malgré la difficulté qu'on leur connaît, les Gazelles s'enfoncent dans une succession de vallons de regs bruts et cassants soupoudrés de sable fluide et pur aux vaguelettes sculptées par les vents.

A la lumière d'un soleil qui n'épargne rien ni personne, l'ombre devient une ressource rare que l'on va chercher sous un acacia, qui résiste seul au milieu des ondes de chaleur à l'effet délirant.

Quelque part sur ce sol volcanique froissé par le souffle de la terre s'osent des femmes de tous horizons. Pas à pas, elles cherchent à gagner du terrain dans cette nature souveraine. Fières et belles, dressées sur une butte, c'est à coup de tracés et de report de cap qu'elles enterrent leurs doutes et leurs incertitudes. Dans cet espace sans limites, le temps s'échappe pour laisser place à un bonheur à l'état sauvage fait de partage et de découverte. Dans cette espace, plus que jamais, battantes et déterminées, elles sont Gazelles.

 

Ont dormi hors du bivouac hier soir...

 

...la liste est longue, puisqu'il s'agit de la totalité des équipages ! Rien de plus normal, étant donné qu'il s'agit de l'étape Marathon. Le bivouac et la douche chaude, ce sera pour demain soir... en attendant, place à la soirée sous la voûte étoilée, en plein coeur du désert Marocain.

En direct du PC Course mobile, sur une dune avec vue à 360° ! Relié par radio à l'ensemble de l'organisation, connecté à internet et équipé d'un téléphone satellite, le PC Course mobile continue de suivre les équipages grâce au suivi par satellite et de coordonner les équipes d'organisateurs qui opèrent sur le terrain.

A la tombée de la nuit, tous les équipages avaient franchi le CP4. Les Gazelles ont dormi entre les CP5 et CP8 sauf pour une dizaine d'équipages qui se trouvaient au CP9, attendant son ouverture ce matin à 6h00.
La très grande majorité des Gazelles a bivouaqué vers le CP8 au pied du village en ruines de Bahalou.

Leur soirée : petit repas entre équipages et organisateurs, le plus souvent au pied des dunes. En vu de cette soirée, chacun avait prévu de quoi bien manger : grand crû, foie gras et j'en passe, la Marathon, c'est une véritable tradition !

 

INFO COURSE 11:22 : ça ravitaille

 

Après une nuit tranquille et reposante au bord de l'oued Rhéris, les équipages ont poursuivi leur progression. Ils se trouvent à l'heure actuelle entre le CP11 et CP12. Le CP11 est une étape importante du parcours, puisque les concurrentes y effectuent leur ravitaillement via la citerne Total.
 

 

INFO COURSE 14:00

L'équipage le plus en avance sur la course est le 149, qui cherche son CP14.
Parmi la tête de classement, l'équipage 124 approche du CP13 avec une très bonne navigation, suivi des 190, 136, 188, 112, 115 et 101.
En avance sur eux, l'équipage 109 est reparti du CP13 à la recherche du CP14.
La majorité des équipages se trouve entre le CP9 et le CP12.

Plus un seul équipage ne reste en arrière du CP8, les dernières gazelles s'apprêtent donc à attaquer le parcours du jour, qui commence au CP9.

Du côté des têtes de classement "première participation", on retrouve le 172 qui navigue très bien, qui a pointé le CP11 à 12h30. Les 175 et 140 eux ont fait une erreur de navigation qui va leur coûter en points, en cherchant leur CP10.

Chez les crossovers, la tête de course est l'équipage 319 qui est en CP13, suivi par la grande majorité des autres équipages, qui sont entre CP12 et CP13.

Du côté des quads, les plus avancées sont l'équipage 22, qui est au CP13. L'équipage 21 lui, approche du CP12, et le 20 du CP11.

Le 137 a hier abandonné l'épreuve suite à de nombreux problèmes mécaniques sur son véhicule. Un abandon qu'elles prennent avec philosophie : elles seront présentes au week-end à Essaouira.

 

Les 163 et 128 stoppés par le tranchant des pierres

 

Bien lancées, déjà au CP9 tôt ce matin, tout était bien parti pour que le 163 (Dorianne SCHILLACI et Nicole BANO DEMAY - TOUSLESPRIX.COM) fasse une belle étape marathon.
Malheureusement, 15 minutes après le CP9, il aura suffi d'un caillou tranchant pour éclater les 2 pneus droits du véhicule. Pas le choix, les deux Gazelles font recours à l'assistance : en rafistolant le pneu crevé la veille, elles peuvent repartir... très en retard sur la course. Arrivé à 23h30 au bivouac, elles attendent le verdict de l'atelier mécanique qui a pris en charge le véhicule. Pas trop le moral pour l'instant, mais encore pleines d'espoir, les Gazelles dites "des volcans" ne veulent en rien louper de la dernière étape. En tous cas, elles tiennent à remercier les organisateurs et les Gazelles présentes sur place : "on peut dire qu'il y a vraiment un esprit de solidarité".
A noter également la malchance du 128 (Marion ROUSSEAU et Ludivine CORNU - ENTENDRE), qui a collectionné les crevaisons. C'est moins grave, puisque ca roule encore. On croise les doigts pour les deux équipages !

 

ANALYSE DE CLASSEMENT : une Marathon qui ne suffit pas toujours à faire la différence

1 étape de 2 jours, du sable, des cailloux ravageurs, des montagnes, la palmeraie de Tagounite... il y en aurait des choses à écrire pour décrire ce les concurrentes ont vu défiler sur cette longue, très longue étape Marathon. Mais sur les classements, où en sommes-nous ?

Chez les 4x4, il y a celles qui se sont imposées dès le début, et celles qui ont pris le temps de progresser en fonction de l'évolution de la course. Et c'est exactement le cas des filles du 133 (Nadia MANTIN et Sophie GASTINE - THE FRENCH HOUSE), qui monte dans le classement étape après étape. Sur l'étape des 2 derniers jours pourtant, elles ne terminent que 5ème, derrière les habituels 124, 109 et 136 et le numéro 190 (Sandrine CHAZELAS et Elodie PROVANSAL - PV2C) qui a percé sur l'étape. Une place suffisante cela dit pour prendre la 3ème place du podium au classement général, qu'occupait jusqu'aujourd'hui l'équipage 120, qui ne finit la première Marathon qu'à la... 24ème place. Une 3ème place avec un score de 224,19 points, qui pourrait même représenter une menace pour les deux leaders au général : le 124 (Syndiely WADE et Carole MONTILLET-CARLES - AXECIBLES) cumule 106,96 points, le 109 (Emily MILLER et Armelle MEDARD - ROD HALL RACING) cumule 159,51 points...

 

Ne dormiront pas au bivouac ce soir...

...les équipages 20 (Catherine KERAMIDAS et Veronique DULUC-JOVER - CENTRE E.LECLERC) et 140 (Sophie HEWERTSON et Julie KOHLMANN - JET SOLUTIONS TRAVEL). Les équipes d'organisateurs seront leurs anges gardiens pour la nuit, puisqu'ils dorment dans les parages prêts à intervenir à la moindre alerte. C'est peu, étant donné qu'il y a encore 45 véhicules dehors à l'heure où cet article est publié. Normal, vu la longueur de l'étape.

Dommage pour celles qui rentrent de nuit, puisqu'elles ne verront pas apprécier la dépression naturelle de Tafenna, sorte de cirque à l'allure marsienne.

L'équipage 180 (Melanie LAFFITTE et Lucie PESQUET - AGRI 33), quant à lui, a cassé une roue qu'elles avaient probablement mal resserrée. Rien de grave, puisqu'elles repartent grâce à l'aide apportée par le 127 (Dominique TREMAUD POULAT et Beatrice BAZILE - CEGELEC).

Pour celles qui ont rejoint le bivouac, c'est séance de dépoussiérage général après ces deux jours passés en plein désert. On ne peut leur souhaiter que de passer une très bonne nuit, car demain, c'est reparti pour la seconde étape marathon... cette fois à travers les infinies dunes de Chegaga...